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Dimanche (20/06/10)
Petit livre noir des piscines municipales

Mon job saisonnier à la piscine s'achève aujourd'hui. Me voilà donc libérée du "devoir de réserve" dont on nous a parlé au début, je peux donc raconter quelques anecdotes afin de faire de vous des nageurs avertis sur la réalité de la propreté des piscines.

Du côté des clients, certaines personnes sont dégueulasses. En 15 jours, j'ai notamment été confrontée à du pipi dans les vestiaires (horreur et consternation), à une serviette hygiénique usagée (et pas qu'un peu) à côté des toilettes, à du crachat dans les couloirs (envies de meurtre).
Dans le local du personnel, un article affiché sur le mur décrivait les quantités de bactéries, squames, urine et matières fécales, laissées en moyenne par chaque nageur, c'était assez effarant. Je me souviens qu'un nageur de compétition peut laisser un litre de sueur dans l'eau. J'ai une verrue plantaire maintenant, et des mycoses.

Le ménage est fait souvent, ça c'est certain. Sauf que.
Les balais brosse dont on se sert pour nettoyer l'intérieur des WC à la turque servent aussi pour les douches et les murs.
Le produit de nettoyage? de l'eau savonneuse, qu'on doit ensuite couper à nouveau avec de l'eau. Pas de produit pour les toilettes. Si ça pue mais qu'il n'y a pas de saleté visible, on met du désodorisant, c'est tout.
A l'intérieur comme à l'extérieur, on est dans une piscine; le tuyau d'arrosage est considéré comme la meilleure façon de faire le ménage.

Personnellement, même si tous les jours n'ont pas été faciles, je pense garder un bon souvenir de cette expérience. Il faut reconnaitre qu'avec le peu de monde venant se baigner ces temps-ci, il a eu beaucoup de moments de détente, et qu'on s'est bien amusés avec les autres saisonniers. Mais demain, c'est grasse matinée pour rattraper tous les jours où je me suis levée à 6h! à moi la vie de larve, de nouveau.
Ecrit par AboveTheClouds, a 22:43 dans la rubrique Journal.
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Samedi (15/05/10)
Eat me
 

La question est de savoir qui gagnera cette lutte décharnée.

Trop de relations consommables. Celui qui mange l'autre gagne. Recracher la coquille vide.

Il y a des gens en miettes. Ils ont trop été avalés, digérés, recrachés.

L'homme est cannibale en cette société de consommation.




Personnellement, j'aime mordre. Mordiller plutôt. Sentiment de possession sans doute.

Ecrit par AboveTheClouds, a 20:52 dans la rubrique Journal.
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Vendredi (07/05/10)
C'est la guerre, Napoléon. On ne peut pas toujours gagner.

Des mois et des mois à attendre cette réponse. A actualiser la page internet. Automatiquement, mais toujours petit pincement au ventre, peut être aujourd'hui, peut être que j'allais savoir, peut être même que j'allais être prise.
Et puis aujourd'hui enfin la page était différente. Il y avait ce nouveau mail. Ca m'a semblé brutal, je n'étais pas préparée au fond, malgré toute l'attente, je ne savais pas que ce serait là, j'avais eu beau imaginer des centaines de fois le scénario, je n'étais pas prête.

Je suis donc officiellement rejetée de l'université d'Edimbourg.

C'est moche d'écrire ça. Il est vrai que j'avais probablement peu de chances, puisque je ne pouvais bénéficier d'aucun partenariat, même pas Erasmus.
Mais j'y ai cru. Que c'était possible. J'ai fait tout ce que j'ai pu, mais ce n'était pas assez.
Puis ça s'est passé un peu comme je l'imaginais, je veux dire, j'ai fondu en larmes bien sûr. Soudain il n'y avait plus d'espoir.
J'ai eu la chance que coloc E. soit là, elle a été parfaite, elle m'a prise dans ses bras m'a fait du thé et m'a raconté des bêtises pour me faire rire.
 
Quand j'ai eu fini de trembler, ce qui est ma réaction normale quand je suis bouleversée, j'ai assez rapidement relativisé. J'ai eu l'immense chance qu'une place à Durham se soit débloquée juste pour moi, une bénédiction même. Finalement, il n'y a que peu de différences. C'est juste que je voulais Edimbourg, parce que je l'avais choisi, et peut être même que je l'avais choisi justement parce que je savais que ce serait difficile d'y accéder, j'ai beau aimer la simplicité je choisis toujours les chemins difficiles. Peut-être pour donner de la valeur aux choses.

On ne peut pas toujours avoir ce qu'on veut.

Donc ce soir, c'est un peu le bad. Mais demain ça ira mieux, j'arriverai à passer le cap, et à me réjouir de ce que j'ai plutôt que de m'apitoyer sur ce que je ne peux pas avoir, et à être reconnaissante. Même là je suis reconnaissante, mais je suis triste aussi en même temps. Je dis un peu de la merde là, faudrait que je dorme, mais j'arrive pas trop.


 
(Avril 2009, Sables d'Olonne)
 
Ecrit par AboveTheClouds, a 02:40 dans la rubrique Gouttes de pluie.
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Mercredi (05/05/10)
Les jours passent comme des voitures

Le dernier bisou que j'ai reçu, c'était celui d'une inconnue, dans la rue. Quand il faisais beau, il y a peu de temps, mais cela semble une éternité, nous sommes passés de l'hiver à l'été puis l'automne.

Tout à l'heure j'ai fini mon paquet de sablés au chocolat. Vous savez, ceux qui sont fourrés au cacao. Comment je vais faire maintenant que j'en ai plus? Comment? Comment? C'est le genre de choses qui sont vitales pour la bonne tenues de mes révisions de partiels.

Quand je révise le temps semble suspendu. Il se passe peu de choses. Aujourd'hui on a un nouveau verre parce qu'on a finit le pot de moutarde. J'actualise souvent la page internet de mon admission en université l'an prochain. Le temps doit aussi être suspendu pour ceux qui sont chargés de la sélection. Ca doit être ça.

Avant que n'arrive cette époque, j'ai vécu. Au creux des vagues de l'océan, dans les sourires et les gouttes de musiques. Il y a un temps pour tout.

Parfois je suis irritable. Je ne supporte plus la musique des colocs, je n'aime plus que copain de C. soit là et qu'ils soient heureux d'être ensembles -aigreur mesquine de la solitude, même si elle n'est que provisoire et pas vraiment réelle. J'ai envie de claquer des portes, que ça réveille les autres quand je me lève plus tôt. Humeurs irraisonnées. Je les contiens et me complais à les ruminer.

Il me faut manger.


Ecrit par AboveTheClouds, a 19:11 dans la rubrique Journal.
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Jeudi (01/04/10)
Pour la musique

Hier soir, soirée de non-anniversaire. C'est à dire anniversaire de tous ceux qu'on connait qui sont nés pendant les vacances, dont moi. Surtout occasion de fêter les vacances par ailleurs.
Je suis arrivée en retard, il fallait auparavant que je m'empiffre de crêpes et de gâteau au chocolat tartiné de nutella (et j'assume, bordel) avec d'autres.
Donc j'arrive.
J'arrive dans un truc de fou en fait. Au milieu du salon, il y avait 4 garçons. Avec une contrebasse, un saxophone, un piano, des percus. Un groupe de jazz en chair et en os mes amis. Dans le salon de 3 étudiants. Avec une grosse vingtaine de gens qui se déhanchaient autour.
Il s'est avéré qu'un de mes potes avait rencontré ce groupe en train de jouer devant l'hôtel de ville (je les avais entendu aussi quand j'étais passée, je me serais bien arrêtée pour les écouter parce que c'était kiffant, mais pressée j'étais), et leur avait demandé sans y croire s'ils avaient envie de jouer pour une fête privée ce soir. Et d'accord ils étaient, gratos, juste pour la musique, juste pour l'ambiance.
Parce que ambiance il y avait. Faut dire qu'ils étaient tellement forts. Le contrebassiste dansait avec son instrument, le saxo se tapait des solos de fou, et ils avaient tous un sourire immense, parce qu'ils aiment ça, jouer.
Donc voilà. Je pensais pas que ce genre de choses étaient possibles, comme avoir un vrai piano sur des roulettes pour le déplacer.

Sinon ça va. J'ai trouvé un sujet de mémoire, avec un directeur qui m'a l'air calé en connaissances et très à l'écoute, disponible. Plaisir intense de rendre la feuille à l'administration dûment signée par un directeur de mémoire, prisé qui plus est. Sentiment de devoir accompli. Enfin ça n'était que le sujet. Rendez vous dans 2 ans pour la suite.
Samedi on part pour la Vendée, chez A., avec Zaza et N. Une semaine de détente et de dépaysement. Après je me mettrai dans le bain pré-partiels (ou pas).

En attendant là il fait beau, je suis dans mon salon baigné de soleil avec coloc, et voilà. Il y a encore beaucoup de choses à régler, de demandes à envoyer, notamment pour cette année, je suis toujours dans le flou pour l'an prochain. Mais faut pas angoisser. Ca ira.
Ecrit par AboveTheClouds, a 20:00 dans la rubrique Journal.
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Lundi (29/03/10)
"Ce qui brille est un leurre"

Qui devinera de quelle chanson vient mon titre? Sans demander à notre ami Google bien sûr =) J'offre une dent d'hippocampe à celui qui trouve!

J'adore aller prendre un café avec les gens.
C'est pas toujours les mêmes gens.
Et c'est jamais les mêmes conversations, mais toujours des choses intéressantes. On se découvre mieux devant un café (ou toute autre boisson). Quand il fait beau c'est une terrasse ensoleillée. L'hiver blottis au chaud devant un chocolat viennois.
Les profs si souvent absents m'ont permis d'aller beaucoup de fois boire un coup, entre deux cours. Là on a parlé de nos mémoires respectifs, enfin des sujets à rendre pour la fin de la semaine, des prêtres pédophiles et des dérives des religions, de H. qui veut devenir juive, et que la foi c'était à dissocier de la religion, et tellement d'autres choses.

Ce week end j'étais de mauvaise humeur. J'étais très, très irritable. Sans raison, contre ma volonté. Tout en ayant conscience de gâcher des moments qui sont précieux. Mais je me sentais comme une huitre. Je ne voulais plus rien. Juste me terrer dans mon lit, je n'avais même presque plus assez d'envie pour lui répondre, à lui adorable et soucieux. Sans lui en vouloir pour quoi que ce soit. Juste refermer, se refermer, au plus profond de moi, dans un petit cocon. Maintenant que je suis partie je regrette, mais je savais que je regretterais, je ne pouvais juste pas sortir de mon nuage de brume. C'était un week end mitigé donc, avec un dimanche en éclaircie. Je change d'humeur vite heureusement, je passe du jus de citron sans sucre à la chantilly, et je finis parfois par rire de tout, légèrement, sans pouvoir m'arrêter. Je suis un cadenas fermé à double tour qui d'un coup explose en morceaux. Sans raison non plus.
On peut avoir la ménopause à 20 ans à peine?

Parfois l'avenir me bouffe, il vient comme un saut dans le vide et je ne sais où j'atterrirai.
Mais je peux faire confiance: je sais que j'atterrirai. Et qu'où que ce soit, je ne serai jamais complètement seule.
Il y a une sorte de flamme en moi.
Ecrit par AboveTheClouds, a 22:52 dans la rubrique Journal.
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Jeudi (18/03/10)
Bribes

Je sais, je perds vite le rythme.
Je m'essouffle toujours vite d'ailleurs. Marcher, monter les escaliers, courir, danser. Je suis pas très solide. Je me fatigue vite, je panique vite, je craque vite.
(Je ne suis pas hystérique)  (si t'arrives bien à lire ça t'as une bonne vue, moi je suis myope)
Le printemps revient. C'est officiel depuis que je peux me balader en t-shirt au milieu de la journée. Je suis unanime.
Alors ça va.
Demain j'irai à Genêve, il y fera sûrement mauvais. Je ne devrais pas parler de la météo. Mais il se trouve que la météo a toujours été importante pour moi. Une journée où tout va mal mais où il fait beau a des chances de rester une bonne journée. Une journée sombre sera pesante et interminable. Je vis l'été, j'hiberne l'hiver.
Je vais aller chez ma soeur. C'est drôle, de pouvoir dire ça, sans que ce "chez ma soeur" désigne le même endroit où j'habite moi, ou du moins la maison familiale. Je vais à Genêve chez ma soeur pour la première fois. C'est pas tout récent pourtant. Mais c'est maintenant. Enfin, demain. Je m'étonne de rien parfois.
J'aime beaucoup les gens qui ont un esprit d'émerveillement très préservé. Ils sont sucrés. Leurs yeux voient les choses belles. On peut les surprendre avec n'importe quoi. Les surprises c'est important. J'aime bien. La dernière fois qu'on m'a fait une surprise, c'était quoi? une tablette de chocolat. Qui venait d'Ikea. Parfois je me cache pour surgir sournoisement pour surprendre les gens qui ont un esprit d'émerveillement.
(Je ne suis pas folle).
J'attends que le téléphone sonne.
Ecrit par AboveTheClouds, a 23:50 dans la rubrique Journal.
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Jeudi (04/03/10)
Brume
 
Dans la salle de bain on a exactement 19 shampooings, gels douche et après-shampooings.


                                                                     "4 filles et une salle de bain"

Depuis hier je suis malade. J'ai quand même dû courir d'un bout à l'autre de la ville sous la pluie sur mes jambes faiblardes pour aller en cours et en sport, c'était nul. J'ai pris le bus pour revenir. C'est intéressant tout ce qu'on peut entendre dans les bus. Au début il y avait 2 filles, à peu près mon âge, qui parlaient du copain de l'une des deux et de leur amour impossible car il travaillait en Inde et qu'elle n'était pas prête à tout lâcher pour aller là-bas. Ca me fait penser à ma grand-mère, qui avait tout plaqué un jour, sans prévenir personne, et était partie en Inde justement, retrouver cet homme qu'elle n'avait connu que quelques mois. Elle était revenue quelques années plus tard, sans lui, mais avec leur enfant, mon père. Elle l'a élevé seule. Ma grand-mère est une personne étonnante. Courageuse.
Puis après plusieurs collégiens, âge 5ème, sont montés dans le bus; deux étaient en face de moi. Ils parlaient du gars de leur classe au fond du bus et s'en moquaient ouvertement, disant qu'il était bizarre et so gay. Ou alors de cet autre garçon, qui avait l'air gentil je trouve mais que eux trouvaient "chelou". Ils parlaient que leurs parents leur offriraient une voiture quand ils auraient l'âge, que plus tard ils auraient une porsche, ou une subaru. Que l'un des deux avait cassé son portable tout neuf, mais qu'il avait bien fait parce que son nouveau portable était trop classe. La jeunesse dorée aixoise et méprisante dans toute sa grandeur, méconnaissante des problèmes, d'autrui et de la différence. Tout dans l'apparence.
Je devrais être en cours mais je m'économise, et je travaille mes exposés de demain (oui, là je procrastine, j'avoue, ne me lapidez pas!). Et puis je tiens compagnie à ma coloc qui est encore plus en quarantaine que moi, parce qu'en plus elle a de la fièvre et tout.
Dehors il y a du brouillard.
Ecrit par AboveTheClouds, a 11:28 dans la rubrique Journal.
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Lundi (01/03/10)
Aspirine

Les lendemains de fête, je me sens frappée durement par la réalité. Comme une baffe dans la figure.
J'ouvre difficilement les yeux, et je prends soudainement conscience des conséquences de m'être couchée aussi tard.
J'anticipe le mal de tête, voire de ventre, la lutte contre les paupières à tout instant pour qu'elles restent ouvertes, la difficulté à se concentrer sur quoi que ce soit, l'envie de rien.
Et puis je regrette de pas m'être couchée plus tôt.
Mais là c'était pas tellement de ma faute; si je m'étais couchée avant 4h j'aurais pas plus dormi puisque les gens étaient juste à côté de l'endroit où j'allais dormir et que le bruit m'en aurait empêchée. Alors je suis restée avec eux.
C'était parti du jeu "action ou vérité" mêlé à "qui veut gagner des millions" mais c'était devenu du grand n'importe quoi. Chacun était renommé en Gérard, Huguette, José, Paulette... et devait parler avec l'accent marseillais. Le but était devenu d'aller jusqu'à l'extrême dans l'humour absurde. "Penses-tu que Paulette est amphibienne?" "Une amphore vaut-elle mieux que deux?" "Imite un alligator agonisant". "Je fais appel à un ami. Je souhaite appeler Couve de Murville." "Ma réponse est: lampadaire." C'était bien, on était tous ensemble, en train de sortir les trucs les plus absurdes qu'on pouvait, le niveau atteint était presque irréaliste. On a tellement rigolé, c'est le genre de truc qui soude. Même si pour quelques temps je vais être appelée Paulette.
Le reste de la soirée, enfin la soirée avant ce moment-là, c'était bien aussi. Coloc et moi étions déguisées en "anniversaire", elle en gâteau moi en paquet cadeau, l'effet était plutôt réussi. Nourriture et danse, comme il se doit.
Le lendemain fut dur, mais finalement je ne regrette pas d'avoir sacrifié une journée pour une soirée. Les souvenirs de la soirée resteront.
Je suis entourée de malades mentaux (et c'est ça qu'est cool).

Ecrit par AboveTheClouds, a 12:38 dans la rubrique Arc-en-ciels.
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Samedi (27/02/10)
Je suis une réincarnation de chêne tricentenaire

Ce soir j'ai fait ma mamie.
Point de festivités ce soir, mais petite soirée tranquille à l'appart' avec moi-même puisque mes colocs n'ont pas suivi ma grand-mère-attitude.

Mais il faut dire que j'ai des excuses, que je suis sortie hier, que j'ai eu une grosse longue speed journée de cours, et que ce week end c'est méga fête pour l'anniv de coloc Co. Je m'octroie donc une soirée de tranquillité au milieu de ça, c'est important pour moi de toujours avoir du temps pour me poser, sinon je deviens rapidement susceptible de me sentir en craquage nerveux.

Hier soir c'était bien, découvrir l'antre de Gitan, qui est en fait un appart' tout mignon, rencontrer sa copine et se raconter nos vies, taper P., être méchante avec K. et Er., et recevoir leurs méchancetés en retour, parce que c'est ça l'amitié, c'est donner et recevoir ^^. Manger des bananes plantins et des frites de patate douce sur fond de musiques du monde. Avoir envie de s'endormir sur le gros matelas gonflable.

Mais cela n'empêche que j'aime trop mes soirées larve. Me faire un truc sympa à manger, glander et faire des petits trucs utiles, mais pas de boulot demandant trop d'énergie cérébrale, se coucher avant minuit (euh... raté pour ce soir). Avoir du temps pour soi, pour penser.

Quand on fait trop de choses on pense plus.

J'aime avoir le temps de prendre du temps.


(août 2009, la Réunion)
Ecrit par AboveTheClouds, a 00:53 dans la rubrique Journal.
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