Parce que mon coeur a juste explosé quand je l'ai vu. Quand j'ai réalisé qu'il était bien là et que c'était pour moi. Pour voir quelle tête je ferai en le voyant. Pour être avec moi et voir ma vie ici.
Je n'aurais qu'un mot, même si ça peut sembler niais, voire irritant: AMOOOUR mes amis. Même si les gens qui s'aiment sont tous un peu les mêmes, qu'ils ont quand ils s'en viennent le même regard d'un seul désir pour deux... Ce sont des gens heureux... Ils sont toujours un peu cruels, quand ils vous parlent d'eux y a quelque chose qui vous éloigne un peu... Quand bien même, quoiqu'en dise Sheller. L'amour n'est pas là pour exclure les autres, l'amour se partage, j'ai plein d'amour en moi pour tout ceux qui en veulent, je vous envoie du rose du sucré et du rêve dans les mirettes.
Vous êtes le soleil au-dessus des nuages. Le temps passé à vos côtés a filé à une vitesse incroyable. On était au milieu de la folie et de la sagesse à la fois. Entre les fous rires et les analyses psychologiques. Parce qu'on est libres de tout dire. Et que vos points de vue et vos conseils sont toujours intéressants. Que ferions-nous sans nous?
Mes mots se perdent. Je ne sais pas ce que je voudrais écrire, mais je le veux, et je sais encore moins comment l'écrire. Alors à défaut de paroles, il y aura des images. Je recommence à dessiner. Peindre aussi. Ca me fait du bien de renouer avec l'art. Enfin, l'art. Si on peut dire. C'est un arbre qui est tombé dans mon cerveau depuis le ciel, et qui mûrit dedans depuis plusieurs mois déjà. Il m'est revenu à l'esprit au milieu d'un dessin insatisfaisant. Je vais prendre soin de l'arbre, je le trouve attachant. Alors je le travaille, je l'habille en fonction des saisons, je lui donne des compagnons. Et je le protège des bûcherons.
J'ai des mots qui passent comme des coups de vent dans la tête, sans que je ne puisse les retenir. Pourtant, il y aurait plutôt des choses à dire. L'appart que l'on convoite, la fin du semestre, des pistes de danse endiablées, le début des vacances, les gens et les manèges de ma vie. Ah oui, et les révisions ensoleillées. Je raconterai quand le vent se calmera. D'ici là, je vous mets cette vidéo, de cette chanson que je kiffe grave sa race -HEM- magnifique.
Après la fête, la défaite. Ce fut un beau week end. Une soirée pleine d'allégresse, de votre folie, de vous. Même j'ai surpris mon coeur en train de se serrer un peu parfois, en vous regardant danser et être vous. Parce que j'ai peur qu'un jour ces moments disparaissent, qu'un jour je ne sois plus là à nos soirées ensemble. Je ne veux pas être séparée. Mais ne suis-je pas déjà un peu plus loin? Ce que je ne sais pas non plus, c'est si je fais bien de mélanger lui et vous. Il faut me dire. Je ne voudrais pas que ça nous éloigne. Mais c'était vraiment bien. J'aimerais qu'on fasse ça tous les week ends. Même si après je passe mes 4 heures de bus à comater dans mes cernes noires, même si j'ai pas bossé du tout, je recommencerais bien ça plus souvent.
Je commence à un peu plus prendre en main ma vie sociale. Tout à l'heure, le prof de droit s'étant octroyé une journée de repos, y a lui qui nous a invitées à prendre un café, elle et moi. Et puis demain je les invite à bouffer. Parce que j'en ai marre de manger toute seule. Même qu'elle va apporter des gâteaux, et ce sera bien. On est bien tous les trois. Même si parfois j'aimerais bien qu'ils aillent aux soirées pour pouvoir y aller aussi. Ca me fait trop peur pour y aller sans eux. J'aime ma vie ici. Si je n'avais pas autant besoin de vous, j'y serais même parfaitement heureuse. Sans parler des cours bien entendu, mais ça n'est qu'un détail. Mais en même temps c'est partir pour mieux se retrouver. Et puis que je le veuille ou non c'est comme ça, et d'après ce que j'ai retenu de mon cours de philo de l'an dernier, c'est qu'il faut accepter les choses sur lesquelles on ne peut pas agir. Sinon on est malheureux.
J'aurais du mal à retranscrire la joie ressentie lors de la vue du signal de connexion. La vie sera plus facile maintenant. Ce sera plus difficile de travailler aussi, mais c'est une question de priorités... * on ne résiste pas à msn *
La semaine dernière il y a eu des bonnes et des mauvaises choses. L'exposé d'histoire d'abord, atroce. J'avais à peine fini mon introduction qu'il m'interrompais déjà. Après, je ne pouvais pas aligner quelques phrases sans qu'il intervienne, pour me dire d'aller à l'essentiel, ou pour me compléter. Et mes mots partaient de ma tête, j'ai mis un temps infini à arriver à dire "président du conseil", et y a même un gars de la classe qui m'a repris quand j'ai dit Pflimlin, que je suis toujours pas arrivée à dire après. Je suis ressortie de ces 20 minutes chavirée, mais vivante. J'ai pu changer de groupe en culture gé; adieu monsieur-je-suis-pote-avec-mes-élèves-et-mon-cours-consiste-à-commenter-vos-recherches. La nouvelle prof, elle avait l'air super méchante au début, en plus elle fait des interros surprise tout le temps, mais en fait elle est gentille et son cours était intéressant; ouf, je peux enlever la culture générale de la case "matières à crever", déjà bien pleine au demeurant. Il y a eu mon nom tiré au sort pour passer à l'oral en anglais, parler des méchants-américains-qui-respectent-pas-les-droits-de-l'homme, voir avec soulagement qu'au débat qui s'ensuit que les gens sont intéressés, parler de conscience et de valeurs, ne pas perdre mes mots ni mes jambes.
La nuit, il y a des concerts de coups de klaxon à cause des gens qui se garent au milieu de ma ruelle, il y a des gens qui passent en riant fort ou en criant, il y a le camion poubelle, entre 22 et 23 heures, il y a mon frigo qui ronronne. Souvent, quand je me réveille, j'ai l'impression d'être chez moi. Et puis je me rends compte que non que je suis pas dans le chez moi que je croyais.
C'est le deuxième week end que je passe sans rentrer, et c'est moins dur que la première fois. La semaine passe à la vitesse grand V parce que je fais que bosser, ce qui m'empêche de penser. Hier, je suis descendue sur Marseille. J'y ai retrouvé R., parce qu'on m'avait demandé de reprendre une chorégraphie d'un dvd avec elle à l'occasion d'une soirée des talents dans une église. Quand on a enfin réussi à mettre en route le dvd, on a stressé. Ca ne convenait pas, on ne pouvait pas faire ça. Et puis on a trouvé. La musique qu'il nous fallait. Et on s'est mises au travail, recommencer encore et encore. Et quand le soir est venu, on a dansé sur Amazing grace, et c'était beau je crois. J'ai retrouvé des gens que je ne m'attendais pas à revoir, j'en ai rencontré d'autres, on a mangé des crêpes, on m'a appris quelque pas de salsa, les heures ont filé bien vite et je me sentais bien. Ce matin j'ai fait un tour au marché. J'aime bien les marchés. J'ai acheté du raisin, des oranges, du pamplemousse, des tomates. Ce soir, je suis descendue en bas de chez moi alors que la nuit était déjà noire pour acheter de la tisane réglisse-menthe au Spar d'à côté, qui a le mérite d'être toujours ouvert. En riant intérieurement.
Je me suis habituée à cette petite vie. Si en plus j'aimais mes études, tout irait bien dans le meilleur des mondes. Mais quand même, ça va pas mal du tout, et je me dois de l'officialiser ici. Ca fait même presque longtemps que j'ai pas pleuré. Et en plus c'est presque les vacances.
{ Trois fois que cet article se supprime, mais "patience et longueur de temps font plus que force ni que rage" }
C'est là que tout commence. C'est là que tout s'arrête. C'est là que je suis bien, pile poil entre ses bras. C'est là que le monde tourne autour de nous à une vitesse folle, à moins que ce ne soit nous qui tournions, comme les bonhommes msn quand on s'y connecte. J'aime cacher le pot de crême de marron, j'aime mettre trop de poivre dans tes pâtes, j'aime enfiler tes sweats. Pour que tu souries. Je pourrais passer ma vie à dire des trucs débiles rien que pour te faire rire. Je suis heureuse qu'on soit en train de passer le cap des un mois; un mois, c'est peut-être pas énorme mais c'est déjà quelque chose, ça fait quelque chose à fêter, un mois c'est stable, c'est sérieux, c'est bien parti. Un mois c'est bien. Pourvu qu'il y en ait encore plein plein plein d'autres... {pardonnez-moi d'être aussi niaise depuis 4 semaines, c'est plus fort que moi}
Ces 15 jours là-bas ont été plutôt longs. Droit constitutionnel, politique, soupir, soupir, travaille, travaille. Pourquoi? je ne sais pas, travaille, travaille, ne soupire pas trop. Peur du tableau, peur de tout ce qu'il me reste à faire. Peur de tout ce qui m'attend derrière. Vide de vous en moi. Me réveiller la nuit en croyant être ici, et m'apercevoir que non, le bruit qui m'a tiré du sommeil n'est pas celui de ma soeur, mais d'un anonyme voisin matinal. Mais de nouvelles personnes aussi, en TD, les filles de la danse, marcher avec elles, échanger un peu de nos vies, partager les mouvements, trouver une harmonie dans nos gestes. Le groupe étudiant, tomber sur une copine perdue de vue, s'ouvrir aux autres et échanger nos pensées. Trouver mes 2 gens de cours magistraux tous les matins devant la porte, savoir qu'ils m'attendent. Former ce petit trio, avoir au moins ce repère-là. Remplir mon énorme et hebdomadaire dossier d'éco et participer en TD, parce que j'ai compris et que ça m'intéresse. C'est l'une des rares matières où je me sens à l'aise. Me poser dans un parc dans la douceur des rayons de soleil, lire l'Assomoir et envoyer des textos.
Demain soir ce sera bien, vous serez toutes là ou presque, on sera joyeuses, je ferai la gamine avec le croco en plastique. Puis je repartirai, avec ma culpabilité de n'avoir pas travaillé, pour une, ou deux semaines, à vivre avec le prochain retour en point de mire, en horizon auquel je me raccroche et qui donne du sens à mon quotidien.
Mon humeur est comme une vague qui, éternellement, monte et redescend.
Avec des bas très bas et des hauts pas très haut. Je pleure beaucoup trop en ce moment, je ris aussi, moins mais quand même, tant que un peu tout n'est pas perdu. Il suffit parfois d'un mot pour que tout craque, c'est une digue qui sans cesse menace de céder. Et tous les jours je dis à ma mère que je vais bien. "Je vais bien ne t'en fais pas". Mais si, c'est vrai, je vais bien. Tout va bien. Mais pas tout le temps. Put*in, je sais toujours pas pourquoi je suis là, et il arrive que mon côté jaloux, qui ne se manifeste pas très souvent, mais avec beaucoup d'intensité, me rende malade.