Lundi (03/08/09)
Hard is the way
Il faudrait apprendre à s'aimer sans se faire du mal.
Mais plus on aime et plus c'est dur.
On doit tous être des grands masochistes.
Quand je doute tu t'accroches, si je m'approche tu recules. D'avant en arrière, déséquilibre. Nous finirons par nous accorder...
Vendredi (17/07/09)
Everytime we say goodbye, I wish we had one more kiss
C'est dur les relations à distance.
C'est avoir le coeur qui se déchire à chaque fois.
C'est vivre chaque départ comme un adieu. C'est devoir réapprendre à être seule tout le temps. Et être tellement seule. Au milieu des gens, mais sans lui. Tellement seule.
C'est avoir, certaines nuit, ce trou noir à l'intérieur. C'est se sentir en apnée. Le manque.
C'est avoir du mal à trouver du goût, à trouver du sens, puisqu'il n'est pas là, et que c'est tout ce qui compte. Chaque bon moment garde un goût un peu amer de n'être pas partagé avec lui.
Garder en soi tout ce qu'on a pas eu le temps de se dire. C'est compter les jours, c'est compter les heures.
C'est vivre dans nos souvenirs. C'est rêver d'un avenir moins cruel.
Je voudrais être plus forte, plus indifférente. Que les choses m'atteignent moins. Je voudrais arriver à ne plus pleurnicher des ne-me-laisse-pas, ne plus souffrir de ne savoir arrêter le temps, ne plus voir chaque train qui part comme un abandon.
Mais c'est trop tard. Je suis perdue sans toi.
Je ne veux pas partir, je m'en fous des vacances -quel gâchis-, je voudrais être fin août, je voudrais te retrouver.
Vendredi (16/01/09)
Losing my mind
Je déteste quand la pensée du futur vient gâcher l'instant présent. Quand j'ai conscience d'être en sursit, et que ce sera fini dans à peine quelques heures, quelques minutes. Mais que surtout, ça continuera comme ça pendant très, très longtemps. Et me demander combien de quais de gare encore. Et si j'y arriverai.
Je suis en train de me rendre malade.
Je déteste que ce soit dur.
Vendredi (12/12/08)
De ma banquise
J'envoie des bouteilles à la mer mais personne ne les reçoit.
Tout est gelé à l'intérieur de moi, sauf mes yeux mouillés. Comme ce paysage que je vois dehors. Blanc, gris, noir. La neige, ça rend le monde en noir et blanc. L'épaisse couche de nuages laisse croire que ça durera toujours. Que jamais cet immense silence ne sera brisé. Même le vent ne fait plus de bruit.
J'aime pas la neige. Même si le paysage est en harmonie avec ce que je ressens, sans la moindre raison. Il y a toute cette glace en moi qui attend de fondre.
Dimanche (30/11/08)
Elle jura mais un peu tard, qu'on ne l'y reprendrait plus
Penser à ne plus jamais regarder de magnifiques films d'amour en pleurant comme une folle parce qu'on supplie son portable de vibrer, et qu'on a trop d'honneur pour avouer sa détresse... C'est de ma faute, avec mon caractère pourri. Arrêter de vouloir tout, tout de suite. Et de m'apitoyer sur mon sort comme une pauvre dépressive.
"On s'endort en serrant un rêve dans ses bras et c'est dur le matin de retrouver la réalité".
Je déteste la réalité. Moi je voulais un monde imaginaire, loufoque, un univers où tout peut arriver, avec des chats qui sourient et des princes toujours charmants... Je voudrais voir des happy end à tout les coins de rue, je voudrais peindre les gens en bleu.
Je voudrais avoir pu rentrer ce week end. J'aurais voulu assister à ce baptême. De mes amies. Et revoir tout le monde. Je voudrais me sentir moins seule se soir. C'est la première fois depuis longtemps mais ça m'écrase. J'ai pas dormi la nuit dernière parce que j'étais stressée. J'ai peur de rater. J'ai peur de faire des choix déraisonnables.
Mon équilibre est tellement fragile parfois... J'ai encore deux semaines ici sans rentrer. Le téléphone c'est comme du nutella sans brioche. C'est bon un instant mais deux minutes après t'es à nouveau vide, ça comble pas.
Putain, j'en ai vraiment marre.
Samedi (22/11/08)
Right now
L'avenir me trahit. Aucune alternative n'est satisfaisante. Je me heurte à mes faiblesses.
Et il y a cette tristesse qui s'infiltre dans ma peau, et qui rejaillit de ma bouche et de mes yeux. Inexplicable et accablante. Compréhensible et naturelle.
Si j'étais forte je serais heureuse. Je crois...
Samedi (01/11/08)
Eteignez les lumières
Veux pas avoir à foutre toutes mes affaires éparpillées dans ma chambre dans mon sac. Veux pas dire aurevoir à mes matinées à comater dans mon lit avec mon ordi. Veux pas avoir à finir en stress tout mon boulot que j'ai pas fini et que je suis dans la bouse. Veux pas me taper les 4h de bus. Veux pas devoir trainer mon sac dans la ville et dans mes escaliers.
Je voudrais continuer à regarder des séries débiles, à voir les gens, à msner avec eux, à sortir, à faire des cookies, à fouiner dans les placards familiaux, à remettre mon travail à plus tard...
Comme je le dis à peu près tous les jours à mes gens en cours, "vivement le week-end prochain".
Samedi (13/09/08)
Il y a le jour mais aussi la nuit
Pour une fois que je trouvais que tout était simple. Je me serais vue moi plutôt que lui dans ce rôle. Mais peu importe. S'il est faible, alors moi je serai forte. Et arrêter de pleurer sur son épaule à chaque épreuve. Et on sortira de ce brouillard ensemble, je nous le promet.
Vendredi (27/06/08)
Deuil
Elle avait l'air fatigué hier soir, elle avait même l'air de plus trouver où était sa maison -devant ses yeux-, et ça m'avait fait de la peine. J'étais allée me coucher, en me disant que demain elle irait mieux, ou pas, mais que non, ça irait, elle ne pouvait pas, pas maintenant, pas le jour de mon oral en plus.
Je savais que ça arriverait, 7 ans de vie pour un rongeur c'est quand même pas mal, et puis ces derniers temps c'était plus comme avant, et il y avait ses yeux que je devais soigner tous les jours. Mais ça allait, quand même.
Ce matin, en ouvrant sa cage, je n'ai pas vraiment été surprise. Elle était allongée et ce n'était pas effrayant. Elle a toujours été belle. Son pelage était encore doux, même si aucune chaleur ne s'en dégageait. Je suis restée étrangement sereine. J'ai fait de mon mieux pour me retenir, je n'avais pas le choix, il fallait être forte. Je ne sais pas être forte. Mais avec Ton aide, on arrive à tout.
J'ai passé ce putain d'oral d'espagnol, épreuve que j'ai toujours la plus redoutée. Ca allait. J'ai bien parlé, del comercio justo et tout. Au niveau des temps c'était pas vraiment ça, en plus j'ai oublié tous les subjonctifs. Mais il me semble avoir vu un 13 sur sa feuille en partant, et ça me va très bien.
En rentrant je l'ai enterrée. J'avais chaud et la pioche m'a abîmé les mains, je chantonnais "Stewball" et les voisins s'engueulaient à côté. Le dernier adieu fut difficile, mais ce n'en était pas vraiment un, on ne dit pas adieu à un corps déjà sans vie, c'est avant qu'il faut le faire. C'est ce côté-là qui est chagrinant; on est souvent pas prévenus quand c'est le dernier moment, celui du "plus jamais".
Ce cher Spinoza a grandement raison. C'est la connaissance de la nécessité et de la non-contingence des choses qui nous rend libres et nous empêche d'être malheureux. Alors, parce que quand on vit on finit par mourir, parce que ce n'est pas arrivé par ma faute, parce que je m'y étais préparée, ça va. Triste mais pas trop. Sereine. Pas de drame. Rien à voir avec la mort de mon premier cochon dingue, que j'avais ressenti comme un choc, une violence, et c'était une vision effrayante, pas celle d'un corps qui se repose. Je suppose que j'ai grandi.
Bref. Je l'aimais; c'était mon bébé. On ne lutte pas contre les lois de la nature.
" Il s'appelait Stewball
C'était un cheval blanc
Il était mon idole
Et moi j'avais 10 ans"
Vendredi (04/04/08)
Hier soir
Crise de "personne au monde ne connait ma peine, personne au monde ne m'aime" (Zazou, in Le Roi Lion). Séance complexes en folie. Angoisse. Dégoût. Solitude. Ca faisait longtemps que ce genre de pétage de cable ne m'avait pas pris.
Tous ces couples qui fleurissent et qui prolifèrent n'y sont peut-être pour rien. Tout le monde est deux en ce moment, se dévorant à perte de vue, à chaque coin de couloir, sur chaque bout de banc. Du coup, c'est facile de se sentir recalée, laissée pour compte au tirage au sort des amoureux. Alors après forcément, viennent les raisons que l'on s'invente à cela, les défauts qui deviennent des montagnes, les points faibles qui font se cacher dans son oreiller.
Les gens heureux qui étalent leur bonheur donnent l'envie de les voir éclater en larmes, déchirés en petits morceaux.
Ca fait peine ce que je dis là. Mais f*ck, je sais que tout le monde pense ça parfois.
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