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In my ears

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Partir sans un adieu. Je reviendrai dans quelque temps et il se sera passé des choses. Alors on se les dira, comme autour d'un feu un soir d'été, et on ne les oubliera pas. Passez de bonnes vacances...





Mordue au coeur:

¤ "Oh! La belle matière fécale qui devait boursoufler en elle!" (Rabelais, Gargantua)

¤ "On nous a habitués à la logique, au temps de l'horloge et du calendrier, c'est pratique pour aller prendre le train, souhaiter les anniversaires, mais c'est faux. C'est un temps triste. Au fond on ne sait jamais l'heure qu'il est." (Jean Sulivan)


¤
" Il y a assez de lumière pour ceux qui ne désirent que de voir, et assez d’obscurité pour ceux qui désirent le contraire " (Pascal)

¤ "Il n'y a qu'une route vers le bonheur, c'est de renoncer aux choses qui ne dépendent pas de notre volonté" (Epictète)

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Vendredi (27/06/08)
Deuil

Elle avait l'air fatigué hier soir, elle avait même l'air de plus trouver où était sa maison -devant ses yeux-, et ça m'avait fait de la peine. J'étais allée me coucher, en me disant que demain elle irait mieux, ou pas, mais que non, ça irait, elle ne pouvait pas, pas maintenant, pas le jour de mon oral en plus.
Je savais que ça arriverait, 7 ans de vie pour un rongeur c'est quand même pas mal, et puis ces derniers temps c'était plus comme avant, et il y avait ses yeux que je devais soigner tous les jours. Mais ça allait, quand même.
Ce matin, en ouvrant sa cage, je n'ai pas vraiment été surprise. Elle était allongée et ce n'était pas effrayant. Elle a toujours été belle. Son pelage était encore doux, même si aucune chaleur ne s'en dégageait. Je suis restée étrangement sereine. J'ai fait de mon mieux pour me retenir, je n'avais pas le choix, il fallait être forte. Je ne sais pas être forte. Mais avec Ton aide, on arrive à tout.
J'ai passé ce putain d'oral d'espagnol, épreuve que j'ai toujours la plus redoutée. Ca allait. J'ai bien parlé, del comercio justo et tout. Au niveau des temps c'était pas vraiment ça, en plus j'ai oublié tous les subjonctifs. Mais il me semble avoir vu un 13 sur sa feuille en partant, et ça me va très bien.
En rentrant je l'ai enterrée. J'avais chaud et la pioche m'a abîmé les mains, je chantonnais "Stewball" et les voisins s'engueulaient à côté. Le dernier adieu fut difficile, mais ce n'en était pas vraiment un, on ne dit pas adieu à un corps déjà sans vie, c'est avant qu'il faut le faire. C'est ce côté-là qui est chagrinant; on est souvent pas prévenus quand c'est le dernier moment, celui du "plus jamais".
Ce cher Spinoza a grandement raison. C'est la connaissance de la nécessité et de la non-contingence des choses qui nous rend libres et nous empêche d'être malheureux. Alors, parce que quand on vit on finit par mourir, parce que ce n'est pas arrivé par ma faute, parce que je m'y étais préparée, ça va. Triste mais pas trop. Sereine. Pas de drame. Rien à voir avec la mort de mon premier cochon dingue, que j'avais ressenti comme un choc, une violence, et c'était une vision effrayante, pas celle d'un corps qui se repose. Je suppose que j'ai grandi.
Bref. Je l'aimais; c'était mon bébé. On ne lutte pas contre les lois de la nature.

" Il s'appelait Stewball
C'était un cheval blanc
Il était mon idole
Et moi j'avais 10 ans"

Ecrit par AboveTheClouds, a 20:04 dans la rubrique Gouttes de pluie.
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Vendredi (04/04/08)
Hier soir

Crise de "personne au monde ne connait ma peine, personne au monde ne m'aime" (Zazou, in
Le Roi Lion). Séance complexes en folie. Angoisse. Dégoût. Solitude. Ca faisait longtemps que ce genre de pétage de cable ne m'avait pas pris.

Tous ces couples qui fleurissent et qui prolifèrent n'y sont peut-être pour rien. Tout le monde est deux en ce moment, se dévorant à perte de vue, à chaque coin de couloir, sur chaque bout de banc. Du coup, c'est facile de se sentir recalée, laissée pour compte au tirage au sort des amoureux. Alors après forcément, viennent les raisons que l'on s'invente à cela, les défauts qui deviennent des montagnes, les points faibles qui font se cacher dans son oreiller.
Les gens heureux qui étalent leur bonheur donnent l'envie de les voir éclater en larmes, déchirés en petits morceaux.

Ca fait peine ce que je dis là. Mais f*ck, je sais que tout le monde pense ça parfois.

Ecrit par AboveTheClouds, a 17:51 dans la rubrique Gouttes de pluie.
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Jeudi (20/03/08)
Printemps... Que la fête soit
--> L'hiver a assez duré pour que l'été soit désiré passionément

J'ai rêvé d'un sac piégé qui explosait, d'une grosse araignée velue à mon plafond, j'ai rêvé d'un lac, j'ai rêvé d'une danse, j'ai rêvé de nous, enfin de lui et de moi plutôt, le nous que nous sommes, le nous que nous avons toujours été, le nous deux que l'on est quand nous sommes ensemble.


Apnée. Mettre de la distance pour moins de souffrance, s'éloigner pour ne pas suffoquer, parce qu'on ne peut pas lutter contre la possessivité, le manque de ce qui a été et qui n'est plus, ou plus vraiment, autrement qu'en prenant un peu l'air, un peu d'ailleurs.
Pour pouvoir relativiser que nos relations sont bien souvent affaire de circonstances, et qu'on est victimes de la réalité qui à son gré nous réunit et nous sépare. Quoique. Pas toujours. J'ai quelques bons exemples de relations qui se sont renforcés envers et contre l'éloignement.
Puisque je ne peux lutter contre ça. Puisque je n'ai pas à le faire, puisque ça serait mauvais que je le fasse, puisque je suis consciente qu'accepter est la meilleure des solutions.
"J'voudrais t'montrer comme ils sont beaux, comme ils sont beaux mes sentiments"

Parfois j'pense à mes racines. A l'Inde, tout ça. Mais c'est tellement pas chez moi là-bas. A mon grand-père. Dont je suis tellement loin. Nos vies sont aux antipodes. Parfois je me souviens. Quand nous étions petits, nous passions nos vies à espérer qu'il viendrait pendant les vacances, apportant avec lui tous ces objets exotiques auxquels nous nous attachions instantanément. Mais les années ont passé et il venait de moins en moins -faut dire que c'était déjà pas beaucoup au départ. Puis voyage là-bas, dans cet autre univers, déboussolée, mal à m'adapter, envies de rentrer, rencontres, beauté, palais, misères, enfants.
Famille.
Ou pas. Je ne crois pas avoir beaucoup ouvert la bouche pendant ces deux semaines-là.

On est pas obligés de s'identifier à sa famille. Peu importe. Nos racines se forment là où le vent nous emporte
nous déporte
comme autant d'idées mortes... vides de leur sens comme sucées de leur sang

Bon j'arrête mes envolées lyriques bidons et sordides ^^
J'ai ce besoin fou d'écrire, sur tout, n'importe quoi, une pensée, une chanson, un mot, un sentiment. Je ne peux pas ne pas écrire. Même si ça a peu d'intérêt, même si c'est pas toujours ce que je voudrais, même si c'est parfois -souvent?- tellement imparfait, ne serait-ce que pour moi, juste écrire
pour exister
respirer
voler, avec mes ailes de papiers, mais des ailes quand même.
Un jour j'aurai un encrier, avec une vraie plume pour écire.
Un jour. J'aime dire un jour. Ca veut dire qu'il y a de l'espoir. Un futur. Un avenir.



Ecrit par AboveTheClouds, a 20:58 dans la rubrique Gouttes de pluie.
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Samedi (24/11/07)
Atrocités
Quelle aberration que l'arrachage des dents de sagesses... Que de souffrances pour 4 bêtes petites dents, que dans quelques décennies on supprimera sans douleur aucune.
2 jours que ça dure, 1.5 kg en moins sur la balance, mon estomac qui se tord de faim. Dès ma guérison, je promet de jurer allégeance a la nourriture et de devenir boulimique (enfin... presque).
Et ma mère qui fait la cuisine.
Bref, que dire de plus, à part qu'il n'est pas grand chose de plus horrible et humiliant, que de se réveiller dans un espèce d'état second dans le lieu dit "salle de réveil", avec une chemise en papier pour seul vêtement, du sang sur le drap et sur la main (mystère), et de pleurer toutes les larmes de son corps pendant un temps infini, sans savoir pourquoi, sans pouvoir s'arrêter...

Ecrit par AboveTheClouds, a 18:40 dans la rubrique Gouttes de pluie.
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Jeudi (15/11/07)
Novembre: mois où les gens ne vont pas bien
Je la redoutais; elle est arrivée. L'ère glaciaire est parmis nous. Je me traine telle le bonhomme de neige frigorifiée sous les flocons mordants.
J'ai toujours détesté cette sombre saison qu'est l'hiver, accompagnée par les teints blafards et les envies d'hibernation qui clouent au lit, de ces rhumes et autres saletés qui courent, de la peau qui se dessèche, de la nuit quasi permanente...
Et je remarque que je ne suis pas seule à avoir un problème avec cette saison. Depuis le début du mois, je ne compte plus le nombre de personne qui ont des problèmes, qui dépriment grave... J'ai répertorié pas moins de 3 tentatives de suicides de gens que je ne connais pas personnellement mais qui sont des amis d'amis.
J'ai cherché la solution pour endiguer cette vague de malheur qui risque de submerger nos pauvres esprits torturés, et j'ai trouvé: ramener le soleil... Help me find the way to make it shine again.


Ecrit par AboveTheClouds, a 18:21 dans la rubrique Gouttes de pluie.
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Mercredi (12/09/07)
I'd just like to leave far far away from here
--> sometimes...
Y a des jours comme ça, comme hier, où y a rien qui va
Où tout ce que je fais, c'est raté
Où j'oublie toutes mes affaires
Où je me tache au self
Où le temps s'étire comme un vieux chewing gum machouillé...
Où je me sens juste carrément à côté de la plaque.
C'est comme si mon esprit flottait, loin ailleurs, et laissait mon corps se dépatouiller dans ce bas monde. Sympa, l'esprit, j'ai quand même besoin de toi...
Et cette impression d'être lessivée en rentrant at home le soir, qui fait que je peux m'asseoir sur une chaise et entrer dans une phase comateuse où le temps passe sans que je ne m'en aperçoive...
Mais heureusement qu'il y avait ses mots sur mon écran, comme un rayon de soleil à la fin de cette journée merdique.



Bonne rentrée à tous.

Ecrit par AboveTheClouds, a 19:00 dans la rubrique Gouttes de pluie.
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Samedi (08/09/07)
I can't wait
You know, when I wrote I was able to live without him, I really thought I could.
Maybe it would have been easier if he was not sending me so nice and funny and everything e-mails, maybe I would not be always expecting for one else from him, everyday, everytime...
Maybe we would feel less frustrated if his computer was not breaking down, always cutting our conversations and preventing him from reading my e-mails.
I think that I would be less linked to him if I knew that our friendship was less important for him than it is for me.
But I know he feels the same way, and that he misses me as much as I miss him. And that he wants me to come, as I want to come. We do wanna see each other, but we both know it won't be possible until, at least, next holidays.
I confess. I'm still living just to tell him everything funny happening to me. And I'm so often in a bad mood just because I don't have an e-mail from him, most of the times because of his creepy computer.
I confess everything, I'm still so unable to live without him, all I want is him to be on my side everyday... And I don't even know why I'm writing in english, poor girl that I am.
May our friendship last forever...
Ecrit par AboveTheClouds, a 12:29 dans la rubrique Gouttes de pluie.
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Dimanche (26/08/07)
Eau de mes yeux
--> vide en mon coeur...
Envie de pleurer
De pleurer
De pleurer
...
De t'avoir vu si peu de temps, ça a allumé cette flamme de manque en moi, ça a ouvert une déchirure que la distance avait calfeutrée, et toi aussi t'es triste, et toi aussi t'es frustré, et moi aussi j'te manque...
Et ce vide là en moi, qui m'attire et qui me ronge, et cette eau qui voudrait sortir de mes yeux, pour toutes les choses qu'on a pas eu le temps de se dire, pour avoir vu ta photo, pour ton au revoir, encore un...

Ecrit par AboveTheClouds, a 21:34 dans la rubrique Gouttes de pluie.
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Mardi (21/08/07)
Sans toi
Déjà son visage devient flou, déjà ses mots se brouillent, déjà l'imagination voudrait éclairer le brouillard...
Reviens... Reviens dans ma tête, je ne veux pas t'inventer, ni plus beau ni plus laid, juste toi en toute simplicité, te parler te sourire te garder, juste toi, juste toi...
Ne pas embellir ni idéaliser, ne pas chercher à me faire souffrir de rêves abstraits loin de toute réalité, il faut que tu restes, il faut que tu reviennes, je veux pas te survivre avec un toi qui n'est pas vraiment toi, je veux vivre et je veux que tu sois là...
Et la vie continue, et la vie reprend, et tu t'éloignes de seconde en seconde, j'ai beau m'accrocher, j'ai beau chercher ton visage, écouter l'écho de ta voix dans ma tête, dèjà tu n'es plus là, déjà tu es loin de moi...
Moi je veux pas retrouver ma vie, mon quotidien, sans toi tout est moins intéressant, sans toi à quoi bon avoir une bouche pour parler, si t'es pas là pour m'écouter...
Sans toi... Sans toi... Je vivrai, je vis déjà sans toi, je suis vivante, mais y a quelque chose, un truc en moins... Tu me manques.

Ecrit par AboveTheClouds, a 15:51 dans la rubrique Gouttes de pluie.
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Mercredi (06/06/07)
Il est déjà tard
Saleté de bout de chagrin morose qui tiraille un coin de mon coeur... Ca picote sans faire mal, ça monte et ça descend, ça disparait pour mieux mordre à nouveau...
J'crois que je suis surtout crevée, entre le début des insomnies estivales, un soupçon de stress au fond du ventre, ça me rend aigrie... <le bonheur des uns fait le malheur des autres>
La fin des cours! C'est arrivé comme ça, paf, d'un coup, la classe limite vide, passer l'heure de bio à délirer (sur le coup j'étais vraiment genre attaquée grave ^^), celle de maths à jouer à la bataille corse... Elire domicile au cdi au plus grand plaisir (trop pas) de notre bien-aimée (cherchez l'erreur) cdiste pour se mettre en mode révision.
Qu'on l'aie voulue ou redoutée, elle est bien là, cette fichue fin d'année...

Ecrit par AboveTheClouds, a 14:09 dans la rubrique Gouttes de pluie.
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