Mercredi (14/10/09)
Carburant
Honnêtement, je crois que le temps est venu de nouveau.
Le temps de le faire.
Et oui. Le froid coupant de dehors embrume le moral et nous avons besoin de faire des réserves de graisse pour être plus résistants. Comme les phoques.
Il est temps.
Oyé oyé, le temps de faire des cookies est de retour!
Peut-être demain, ou le jour d'après. Mais ils viendront, soyez-en sûrs.
(Longue vie à Laura Todd la prêtresse des cookies)
Dimanche (20/09/09)
Absence chronique
Je sais, je n'écris pas beaucoup. Faut dire, j'écris rarement beaucoup. Mais là, j'ai une bonne excuse: j'ai pas encore internet dans ma coloc.
Coloc formidable d'ailleurs, amour joie discussions enflammées et nourriture mes amis.
Et pour le vivre encore mieux je vais apprendre le silence, couper un peu le contact pour que ce soit mieux. Parce qu'il faut savoir se remettre en question et essayer de progresser.
Sinon, je suis reviendue ce week end, en raison principale de visite grand pèrienne, qui n'était point venu depuis 12ans. Retrouvailles mauvais anglais nourrituuure et découverte de l'origine de ma forte pilosité (tout s'éclaire ^^).
Week end qui s'achève mais nous verrons bien de quoi demain sera fait (outre de trajet en train et de cours pâââssionnants). Les gens sont beaux et gentils et intéressants et je désire kiffer la life et pas me tremper dans le fin fond de la déprime et du manque.
Salut, me voilà.
Un petit dessin au passage, qui n'a pas forcément de relation avec mon propos, mais qui vous aidera à patienter jusqu'au prochain article.
Par le fait, j'ai un message à faire passer: on a tous droit à l'erreur. Si si. C'était la méditation du jour.

Mercredi (09/09/09)
Retour à mon Aix-il
Voilà.
Nous y sommes.
C'est parti pour un nouveau semestre, sans vacances, c'est parti pour une nouvelle année.
Je suis arrivée hier soir dans mon nouvel appartement, j'y ai retrouvé coloc L. Fille gentille mais avec qui j'ai l'impression de dire des trucs stupides; je ne me sens qu'à moitié à l'aise pour l'instant.
Le soir, s'entasser dans un bar, avoir des conversations superficielles avec des gens que je connais peu, et que je n'ai pas l'impression de pouvoir connaitre plus. Il faudrait casser la glace, probablement.
Me revoilà dans la ville de mon exil, revoilà ma solitude, celle qui ne me quitte pas même au milieu des visages bienveillants et familiers. Même si au fond je ne suis jamais seule.
J'aime pas la manière prétentieuse de s'habiller des aixoise, j'aime pas ne pas avoir internet à l'appart, j'aime pas le bruit des travaux le matin, j'aime pas ne pas savoir quand je pourrai revenir.
Mais je compte bien me conduire comme une grande fille.
Vendredi (28/08/09)
Le pire est toujours à venir
Tidadadoum.
Je ferme les yeux et je rêve. Je me vois.
Arracher des jambes, des doigts, des yeux. Faire de la bouillie humaine. Dépecer à l'épluche légume. Faire rôtir sur une broche. Broyer les os. Extirper les tripes. Lacérer. Casser les dents au marteau. Découper les oreilles. Les faire manger.
Tidoum. Tout va bien. Tidoudoum, je suis zeeen.
Chacun fait ce qu'il peut avec ses pulsions de mort hein. Moi je supporte pas trop de voir ça à l'écran, alors faut bien que j'extériorise autrement.
Je te ferai manger tes os tu vas voir. Tu vas regretter.
Samedi (11/07/09)
Entre parenthèses
Je me sens oppressée.
C'est une sensation qui revient rarement, plus rarement en période de vacances.
Sans raison aucune.
A part peut être certains moments de silence, qui me tourmentent.
Rien n'est pire que le silence.
Je détesterais croire qu'être mort, c'est le silence partout et en nous.
Cette semaine, j'ai fait des ménages. Et j'ai
déménagé. J'ai les membres en compote pour bébé. Je suis peut être en
train de devenir quelqu'un de manuel. Ca serait bien, j'ai toujours
pensé que ce genre de tâches vide les pensées. Les intellectuels sont
des gens fatigués. Ils ont des cernes derrière les lunettes qui
compensent leurs yeux épuisés.
On est vieux quand l'avenir cesse de nous hanter.
Quand il ne nous reste que le passé.
J'oublie trop souvent qu'on est libres.
Samedi (06/06/09)
Mon pays sera toi
Doucement, il s'intègre dans toutes les racines de ma vie.
J'aime le voir avec les gens. Et les gens l'aiment. Parce qu'on ne peut que l'aimer. Même mes parents, je crois qu'ils le trouvent très bien. Il a été parfait avec eux.
Ah oui, et puis j'ai des amis formidables aussi. Je trouve. J'en suis sûre. Vraiment.
J'ai de la chance de connaitre tous ces gens.
Merci.
Oui, réapprendre à dire merci, pour chaque étincelle de vie. Dire merci, quand je conduis et que je me fais peur mais qu'il n'arrive rien, quand ce que je redoute se passe bien, quand il fait beau. On a toujours une occasion de dire merci.
C'est, je crois, la meilleure façon d'être heureux. La reconnaissance.
Mercredi (03/06/09)
Dépasser les limites
"Si tu pars avec moi (...)
Tu seras hors la loi
Si je t'enchaîne à moi
Tu aimeras tes chaines (...)
On se fout de tout
On se fout d'être malheureux
On joue le vrai jeu
Quand on a plus rien à perdre"
(Starmania)
Samedi (30/05/09)
Life is a rainbow
--> J'aime les pimousses à l'orange
{ Cannes 2009 }
Je commence rarement un article sans savoir de quoi je vais parler. Ca fait longtemps que je ne me suis pas laissée porter par les mots.
La vie est un jeu dont on doit découvrir les règles. Se brûler à la cheminée pour savoir qu'il ne faut pas trop s'en approcher. On regarde des cartes, on écoute des émissions, on lit des guides, pour tenter d'y voir plus clair. Pour ne pas avoir à décider pas nous mêmes. Pour laisser le moins de place possible pour le hasard.
On ne se laisse pas porter.
On voudrait tout planifier, savoir ce qui va arriver. Etre rassurés. Qu'on nous dise que tout ira bien. On reste toujours un peu des enfants au fond.
Pourtant on sait qu'il faut accepter de vivre aujourd'hui sans redouter demain. Parce qu'on ne peut pas savoir. Ce qui va arriver, ou pas. On sait juste qu'il faut se laisser porter. Aborder les problèmes au fur et à mesure, sans avoir peur des futurs possibles.
Apprendre à vivre sans redouter les peut-être.
"Mais, dit Alice, si ce monde n'a absolument aucun sens, qu'est-ce qui nous empêche de lui en inventer un?" (Lewis Caroll)Je ne peux pas inventer de sens, mais je peux changer les couleurs.
C'est important les couleurs.
La couleur des bonbons par exemple. Les crocodiles rouges en premier. Les bonbons orange délaissés.
Le rouge.

Mardi (12/05/09)
2ème jour.
2ème jour de partiels.
Yesterday. Culture générale: "La perversion de la cité commence avec la fraude des mots." Platon. Bof bof bof. Je peux difficilement faire pire que ma dernière dissertation mais je ne suis pas très satisfaite. C'est une des matières les plus dures pour moi. Surtout puisqu'il n'y a pas de programme, et que les sujets sont vicieux.
Today. Droit constitutionnel, sujet pas très compliqué. Mais. J'ai cru que c'était en 2h, comme la dernière fois. J'ai fait vite, très très vite, et j'avais fini à temps. Mais. On en avait 3. Donc bon. J'aurais pu faire un truc d'une bien meilleure qualité, surtout que c'était pas dur.
Plus que 6.
Il faut vraiment que je révise non stop. Et que je regarde pas la Nouvelle Star. Ni Grey's anatomy. C'est assez pathétique, je vous l'accorde...
J'écoute le bruit du silence et j'essaye de ne pas avoir peur. Il faut bien s'y habituer.
Vendredi (08/05/09)
Eurêka
J'ai trouvé.
Il faut que je me détache un peu pour que ce soit moins dur.
Il suffit de penser à autre chose.
Quelqu'un a une idée qui pourrait me remplir la tête en permanence? C'est pour une urgence, il faut qu'on me transfuse des pensées apaisantes.
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