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Les timides sont violents.
 
Parce qu'il y a ce tumulte qui monte à l'intérieur, et, à défaut de pouvoir déborder, est régurgité comme un acide brûlant.
Il y a ces envies cachées, ces regrets pour tout ce qu'on a pas osé, ces rêves de s'affranchir de soi-même... Les colères qu'on a pas su vomir. Les reproches encaissés sans rien dire et qui trouent le coeur. Le stress et les mains moites. S'en vouloir à soi-même comme le pire des châtiments. La rancoeur qui détruit, la peur qui ronge.

Jusqu'au jour où, déglinguée, la machine explose de n'avoir su être désamorcée.
Je me laisserai pas bouffer.
                                                 
Ecrit par AboveTheClouds, le Samedi 10 Mai 2008, 19:26 dans la rubrique Journal.
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Commentaires :

adagio
adagio
10-05-08 à 21:10

Ouaah... là je crois que t'as exprimé exactement ce que pas mal de monde ressent, moi y compris. Tout est là dans tes phrases. Terrible. Chacune de tes phrases résonne dans des zones cachées de mon être (qui pourtant savent révéler leur présence lorsque le volcan déborde " comme un acide brûlant").

C'est d'abord ton titre qui a attiré mon attention, car je me connais un côté timide, mais par contre je ne veux pas y associer le terme de violent (je parle de moi là, pas du cas général qui d'ailleurs n'existe pas puisque chacun est unique, mais je m'égare là !).
Bref, j'ai hésité à laisser un petit mot, et puis finalement j'ai laissé la spontanéité agir.
Je ne sais pas trop si tu fais partie de ceux ici qui ne veulent pas trop que d'autres de passage laissent des commentaires ou bien si on a le droit même si on ne se connaît pas. Dans le doute, je ne m'abstiens pas là, tu me diras. (Désolé par avance de la longueur de mes propos.)

En tout cas, tu as tout à fait raison d'affirmer avec force que toi tu ne te laisseras pas "bouffer" ! bravo ! C'est tellement dommage d'attendre trop tard, et surtout de se faire du mal soi-même finalement, de l'intérieur, alors qu'à l'origine cela vient trop souvent d'autres personnes à qui on n'a pas su dire "stop" à temps parce que c'est trop difficile de les affronter. (par rapport aux "reproches encaissés sans rien dire et qui trouent le coeur")

J'ai relu chacune de tes phrases plusieurs fois, et mon impression reste la première : ouaaahh. C'est vraiment terrible (à tous les sens du terme).
Je ne saurais en dire plus car après je ne pourrais faire que des comparaisons avec mes propres tumultes internes dus à mon propre passé mais vraiment, je te souhaite toi de désarmorcer le tout avant l'implosion. C'est tellement important de prendre soin de soi, alors fais-le.
:)

 
AboveTheClouds
AboveTheClouds
10-05-08 à 21:50

Re:

Oooh, ça va droit à mon petit coeur. Il n'y a rien de plus plaisant que de recevoir des commentaires plus longs encore que l'article de départ! Alors je te remercie très fort d'avoir pris le temps de tapoter tout ça.

Je pense qu'on est beaucoup dans ce cas-là, la timidité est un mal très répandu. Quant à la violence, je le pose plutôt comme une conséquence possible pour les grands timides. Comme ce leader de la révolution  manifestation actuelle de mon lycée, qui a toujours été très réservé, un peu rejeté, et qui maintenant arbore un look très gothique et n'ai pas vraiment conciliant quand on tente une percée...
Mais pour les timides modérés, c'est moins risqué je pense. On trouve quand même le moyen de s'exprimer, de crever l'abcés... Même si ça déborde parfois.

 
adagio
adagio
10-05-08 à 22:35

Re:

"timides modérés", j'aime bien l'expression ;)

Je viens d'aller me balader sur quelques unes de tes pages et cela a été une douce promenade plaisante ; je ne ferais pas de long commentaire là je crois (mais on dit que ce n'est pas la quantité qui compte, non ?) ; juste que j'aime bien garder en mémoire certains détails lus au détour d'une ligne ; j'aime bien ce pouvoir des mots, des associations d'idées : on les lit et ils continuent de nous parler après, ils reviennent même.
Là je repense par exemple à ce que tu disais d'une ville : elle n'est belle qu'avec un rayon de soleil. Et comme la ville en question dont tu parlais était l'une de celles que moi j'aime beaucoup, j'ai pris du plaisir à la revisualiser, avec ou sans soleil d'ailleurs. Cela me faisait penser qu'en ce qui me concerne je trouve une ville belle grâce aux souvenirs qu'elle m'évoque, ou bien aux personnes que j'aime et qui me la rendent belle par leur intermédiaire (je les aime, j'aime être avec eux dans leur ville donc j'aime cette ville).

Finalement j'ai encore laissé les mots déborder ici ;) hum ;)

:)

 
AboveTheClouds
AboveTheClouds
12-05-08 à 15:22

Re:

J'aime les villes quand il y a du soleil pour éclairer les façades. Mais courir sous la pluie en compagnie d'un être cher crée aussi de l'attachement pour une ville.
Merci pour tes passages =)

 
andbeyond
andbeyond
12-05-08 à 13:19

Re:

(...) un peu rejeté (...)

Le rejet génère toujours des trucs bizarres.

Cette notion me fait beaucoup réfléchir.
Je cherche si, quelque part, dans le monde, il existe une société dans laquelle on ne rejette pas.
Impossible de trouver (pour l'instant).
Je ne désespère pas...

D'où ma conclusion : le rejet est n'est pas généré par nos sociétés contemporaines. Il fait partie intégrante du fonctionnement de nos cerveaux. Le rejet est en effet un vecteur d'intégration au groupe.

 
AboveTheClouds
AboveTheClouds
12-05-08 à 15:20

Re:

Paraît que pour faire partie d'un groupe, faut se sentir semblable aux autres membres et différents de ceux qui n'y sont pas. Le rejet permet donc de s'unir et d'avoir une identité... Ceci me semble corroborer de ta conclusion, qui est mieux formulée d'ailleurs.

 
andbeyond
andbeyond
12-05-08 à 11:58

Les mains moites... ça me parle...

 
Anonyme
12-05-08 à 16:31

oui des fois j'ai une terrible rancoeur contre moi-même, ça peut être assez terrible et me gacher une soirée. Je peux m'en vouloir au point de me détester, et alors même l'amour des autres ne peux rien n'y faire (ou si mais seulement si on accepte de lacher prise, d'être aimé).
C'est peut-etre pour ça que j'étais tellement heureuse après lui avoir tout dit. Confronter ce que l'on retourne des heures dans son crâne- qu'on sait vrai sans en être sur, à la réalité, c'est tellement bon. Ca fait tellement du bien. Oser, enfin. Ne plus garder pour soi, se tourner vers les autres. (et sourire).
merci pour ces mots vrais qui nous rejoignent tous à un moment ou l'autre.

Tout ce qu'on aura fait de bien, tout ce dont on se sera libéré, rejaillit forcément de façon positive à un moment. Inversement proportionnel égal.(je suis pas en S pour rien^^).
Moi non plus je me laisserais pas bouffer. Ou peut-etre que si mais j'irais jusque'au bout de mes idées, en continuant à avoir confiance en la vie, aux autres et en l'amour.
La véritable force (que j'admire) est d'arriver à gérer sa vie, à prendre vraiment ses responsabilités tout en gardant un coeur d'enfant, joyeux, pur, aimant. Tout en vivant au jour le jour, ouvert aux autres malgré les soucis qui trottent dans votre coeur. La juste place entre le laché prise et assurer ses responsabilités.Entre la confiance et le stress.Entre etre ami et etre animateur.
A bientot mon nem que jm!!! et t'inquiètes pas tu es forte, tu vas assurée, ne stress pas, tu as toute les capacité.Fais ce que tu peux-ni trop ni pas assez.Tu n'en mourras pas, tu n'en vivras que mieux. (nouveau slogan: optons pour la confiance!:)

 


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