Printemps... Que la fête soit
J'ai rêvé d'un sac piégé qui explosait, d'une grosse araignée velue à mon plafond, j'ai rêvé d'un lac, j'ai rêvé d'une danse, j'ai rêvé de nous, enfin de lui et de moi plutôt, le nous que nous sommes, le nous que nous avons toujours été, le nous deux que l'on est quand nous sommes ensemble.
Apnée. Mettre de la distance pour moins de souffrance, s'éloigner pour ne pas suffoquer, parce qu'on ne peut pas lutter contre la possessivité, le manque de ce qui a été et qui n'est plus, ou plus vraiment, autrement qu'en prenant un peu l'air, un peu d'ailleurs.
Pour pouvoir relativiser que nos relations sont bien souvent affaire de circonstances, et qu'on est victimes de la réalité qui à son gré nous réunit et nous sépare. Quoique. Pas toujours. J'ai quelques bons exemples de relations qui se sont renforcés envers et contre l'éloignement.
Puisque je ne peux lutter contre ça. Puisque je n'ai pas à le faire, puisque ça serait mauvais que je le fasse, puisque je suis consciente qu'accepter est la meilleure des solutions.
"J'voudrais t'montrer comme ils sont beaux, comme ils sont beaux mes sentiments"
Parfois j'pense à mes racines. A l'Inde, tout ça. Mais c'est tellement pas chez moi là-bas. A mon grand-père. Dont je suis tellement loin. Nos vies sont aux antipodes. Parfois je me souviens. Quand nous étions petits, nous passions nos vies à espérer qu'il viendrait pendant les vacances, apportant avec lui tous ces objets exotiques auxquels nous nous attachions instantanément. Mais les années ont passé et il venait de moins en moins -faut dire que c'était déjà pas beaucoup au départ. Puis voyage là-bas, dans cet autre univers, déboussolée, mal à m'adapter, envies de rentrer, rencontres, beauté, palais, misères, enfants.
Famille.
Ou pas. Je ne crois pas avoir beaucoup ouvert la bouche pendant ces deux semaines-là.
On est pas obligés de s'identifier à sa famille. Peu importe. Nos racines se forment là où le vent nous emporte
nous déporte
comme autant d'idées mortes... vides de leur sens comme sucées de leur sang
Bon j'arrête mes envolées lyriques bidons et sordides ^^
J'ai ce besoin fou d'écrire, sur tout, n'importe quoi, une pensée, une chanson, un mot, un sentiment. Je ne peux pas ne pas écrire. Même si ça a peu d'intérêt, même si c'est pas toujours ce que je voudrais, même si c'est parfois -souvent?- tellement imparfait, ne serait-ce que pour moi, juste écrire
pour exister
respirer
voler, avec mes ailes de papiers, mais des ailes quand même.
Un jour j'aurai un encrier, avec une vraie plume pour écire.
Un jour. J'aime dire un jour. Ca veut dire qu'il y a de l'espoir. Un futur. Un avenir.

choupi
Tu mériterais déja d'avoir une plume et un encrier.